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Depuis Lundi, Greenpeace a publié les résultats d’une étude visant à mesurer la qualité de l’air aux abords de terrains de foot dans les 3 principales villes françaises que sont Paris, Lyon et Marseille.

 

Il ressort de cette étude des résultats alarmants, qui témoignent d’une aggravation croissante de la pollution de l’air. On note une concentration systématique en dioxyde d’azote supérieure à la limite annuelle donnée par l’Union Européenne (40 µg/m3).  Encore plus inquiétant, cette concentration dépasse de 3 fois la limite autorisée dans la cité Phocéenne.

 

Ainsi, paradoxalement, la pratique d’une activité physique en ville n’assurerait pas autant de bénéfices sur la santé que prévu, mais au contraire serait même dangereuse pour la santé. En effet, lors d’un effort sportif, l’hyperventilation entraîne une inhalation de 4 à 10 fois plus de polluants atmosphériques, augmentant ainsi le risque de développer de l’asthme chronique, des maladies pulmonaires et des cancers.

 

En France, cette surexposition au dioxyde d’azote, causerait plus de 8000 morts prématurées par an, rajoutées aux 45 000 décès liés aux particules fines. Il y a urgence à réagir, d’autant que des initiatives existent. Fermentalg et Suez ont par exemple créé des puits de carbone, camouflés dans des colonnes d’affichage, qui absorbent le CO2 de l’atmosphère. Un exemplaire est en démonstration sur la place d’Alésia à Paris pour mettre en avant ses bienfaits.

Dans une récente étude (Greenpeace), visant à juger de la corrélation entre la qualité de l’air et la mobilité dans les 13 grandes capitales européennes, Paris fait office de mauvaise élève comparée aux capitales d’Europe du Nord. Classée à la 12ème place, l’étude met en exergue la congestion du trafic avec une densité de population très importante dans la petite couronne. Il convient néanmoins de noter la qualité du réseau de transport public, mais l’utilisation du vélo pour les déplacements quotidiens reste encore trop faible comparée aux pays nordique, qui jouissent d’une qualité de l’air exceptionnelle. Malgré des mesures prises par Paris en faveur de la démotorisation, et une réelle volonté d’améliorer la qualité de l’air en ville, les initiatives déployées ont parfois du mal à porter leurs fruits – s’agissant de créer de nouvelles habitudes de transports, d’affronter la réticence au changement, l’acceptation de l’innovation, et in fine la pérennité des modèles économiques pour tous les acteurs concernés.

Gageons qu’à l’échéance des jeux Olympiques de 2024, Paris puisse proposer des solutions de mobilités alternatives, et devienne un modèle d’initiatives réussies pour améliorer la santé et la qualité de vie des citoyens.

 

 

Pour aller plus loin :

Etude de Greenpeace :

https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2018/06/Greenpeace-Football-la-pollution-de-lair-simpose-sur-le-terrain-juin-2018.pdf?_ga=2.216565974.1303173534.1528806327-2095520944.1528806327

https://www.greenpeace.fr/espace-presse/pollution-de-lair-simpose-terrain-de-foot/

Article du Monde sur la corrélation entre la mobilité et la pollution de l’air à Paris :

https://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/05/22/pollution-de-l-air-paris-a-la-traine-des-capitales-europeennes_5302497_1652666.html

 

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